Le 24 février 2022, des chars ont déferlé sur l'Ukraine. Des bombes sont tombées du ciel. L'agresseur était la Russie. Ksenia Bolchakova et Veronika Dorman, deux journalistes françaises d'origine russe, se sont retrouvées plongées dans un abîme d'un genre nouveau : "leur" Russie est devenue un empire du mal. Alors que les troupes du Kremlin s'enlisaient en Ukraine, elles ont sillonné la Russie pendant trois semaines pour dresser le portrait d'une société où la culture de la violence est enseignée depuis la petite enfance. Partout où c'était possible, la propagande d'Etat a réussi à inverser les notions de bien et de mal.
On February 24, 2022, tanks rolled into Ukraine. Bombs fell from the sky. The aggressor was Russia. Ksenia Bolchakova and Veronika Dorman, two French journalists of Russian origin, found themselves plunged into a new kind of abyss: "their" Russia had become an evil empire. While the Kremlin's troops were bogged down in Ukraine, they crisscrossed Russia for three weeks to paint a picture of a society where the culture of violence has been taught since early childhood. Wherever possible, state propaganda succeeded in inverting the notions of good and evil.
När Ryssland invaderade Ukraina var det ryska folket delat. Några hyllade den så kallade specialoperationen, medan andra höll tyst. En intensiv propagandaapparat och mycket hårda repressalier mot dem som opponerar sig mot kriget har lett till att Putins Ryssland blivit ett land där människor slutat reagera.